Catégories

jeudi 11 avril 2013




LE THÉÂTRE DE L'ABSURDE


2 grands représentants : Ionesco, Beckett. Le mot « absurde » a une histoire dont ces dramaturges sont les héritiers.

I – HISTOIRE D'UNE IDEE :


Xxe : toutes les expressions artistiques se métamorphosent au contact d'un monde devenu insaisissable. Le théâtre rompt avec les règles de la tradition littéraire : il devient contestataire et subversif. La modernité théâtrale est marquée par un certain pessimisme, qui se caractérise par :
  • l'invention d'un nouveau langage théâtral : ni prétentieux comme le théâtre classique, ni vulgaire comme le Vaudeville. S'amuse avec les mots.
  • Le refus de la psychologie : les héros deviennent des exemples de l'être humain jeté dans un monde qu'il ne comprend plus, ce qui engendre le sens de la dérision, la révolte et l'humour noir.
A la même époque, les écrivains existentialistes réfléchissent sur l'absurdité de l'existence (romans, pièces de théâtre...). Leur conclusion est des plus pessimistes : 

Jean-Paul Sartre, un des créateurs de l'existentialisme


Sartre, L’Être et le Néant, 1943 : « L'existence est absurde, sans raison, sans cause et sans nécessité. » 

   Les écrivains de l'absurde vont encore plus loin dans leur exploration du néant de l'existence humaine, en remettant en cause le langage.


II – IONESCO ET BECKETT :


  • Ionesco : goût de l'excès, du comique grinçant voire de l'humour noir (nombreuses sont ses pièces qualifiées de « farces tragiques »), critique des conventions sociales.
  • Beckett : univers désespéré, attentif à la réflexion sur l'existence humaine, vertige métaphysique : 2 clochards, Vladimir et Estragon, s'interrogent en vain sur leur existence qui n'a pas de sens tout En Attendant Godot (Dieu).
  • Samuel Beckett
    Eugène Ionesco
    Ionesco et Beckett ont été réunis sous l’appellation « théâtre de l'absurde » parce qu'ils répondent aux mêmes difficultés de vivre et d'écrire. Leur théâtre est né de trois crises, qui sont au cœur de leur réflexion et de leur dramaturgie :
    a) crise de l'objet : société de consommation où le besoin de possession ne correspond pas au besoin nécessaire de l'homme (Ionesco, Les chaises).
    b) crise du sujet : pessimisme né des événements historiques, incarné par les anti-héros mis en scène. Exemple : Berenger dans Rhinocéros : personnage ordinaire de la vie de tous les jours, existence banale, il ne cesse de douter alors qu'un héros ne doute pas. Pourtant il sera la seul à résister face aux Rhinocéros.
    c) crise du langage : prise de conscience du caractère mécanique du langage. Cette crise a fait d'eux des auteurs à scandale : les spectateurs ne comprenaient pas ce que signifiaient ces dialogues ou monologue apparemment vides de sens.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Seuls les élèves de Madame Polvêche sont autorisés à commenter en notant nom, prénom et classe en haut du commentaire. Tous les commentaires des élèves seront supprimés en fin de confinement. Aucun autre commentaire n'est possible.