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lundi 8 juin 2015

LA TRAGÉDIE :

LA TRAGÉDIE :

I – HISTORIQUE :

Apparait en Grèce en – 500, en France au XVII.

En Grèce Antique : D'abord sous forme d'un chant par le chœur, ensuite rejoint par les acteurs, ce qui a permis un dialogue. 3 auteurs grecs marquent ce genre : Eschyle, Sophocle et Euripide. Mise en scène sur le malheur de personnages nobles, réflexion sur le destin de l'homme.

Tragédies latines : 1 auteur marque ce genre : Sénèque. S'inspirent du modèle grec.

Au XVII : On redécouvre la tragédie et on la codifie par des contraintes esthétiques et dramatiques : c'est le classicisme.

Au XVIII : Reprise de la tragédie sous la forme d'une pâle copie.

Au XIX et XX : s'en démarqueront pour donner naissance à de nouvelles formes tragiques.

II – LES FORMES TRAGIQUES AU XVII :

La tragédie classique : très codifiée = règles des 3 unités, style noble, alexandrins, 5 actes. Intrigue serrée autour d'un nombre restreint de personnages principaux. Dénouement malheureux. Contrainte de la vraisemblance : donner une impression de réel au spectateur, de crédible :

Boileau, Art Poétique, Chant 1er :
« Jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable,
Le vrai peut quelquefois n'être point vraisemblable. »

Respect de la BIENSÉANCE : vocabulaire soutenu, pas de violence montrée (elle peut cependant être racontée).

La tragi-comédie : action, style, ton et sujets dramatiques. Personnages nobles. Dénouement heureux, au contraire de la tragédie classique. Mélange d'éléments comiques et tragiques. Péripéties multiples pour créer le spectacle, exemple : Le Cid, Corneille, Dom Juan, Molière.

III – LA FONCTION DE LA TRAGÉDIE : PLAIRE ET TOUCHER

Selon Aristote, voir un spectacle qui suscite la crainte et la pitié permet la CATHARSIS : la libération de ses émotions. Le spectateur s'identifie au héros, il s’émeut de ses souffrances ce qui le libère de ses tensions. De plus, ressentir la souffrance, la crainte et la pitié pour un autre lui permet de prendre de la distance avec ses propres malheurs.
Aristote définit la tragédie comme une MIMESIS : une imitation des actions des hommes.

IV – LES PROCÉDÉS DU TRAGIQUE :


  1. Qu'est-ce que le tragique ?
    Notion de fatalité. Le personnage tragique est enfermé dans une situation sans issue contre laquelle il lutte en vain car il se bat contre une force qui le dépasse : il est condamné par avance.
  2. Les registres du tragique :
    Registre tragique et registre pathétique
  3. Le personnage tragique :
    N'est pas être ordinaire = souvent demi-dieu ou roi, être exceptionnel par sa naissance, ce qu'il confirme par ses exploits.
    Il se distingue par :
    - ses origines ( Phèdre de Racine est issue d'une famille royale vouée au malheur et à la colère de Vénus.)
    - son pouvoir politique (dans Bérénice de Racine, Titus doit devenir empereur de Rome)
    - sa force ou son énergie
    - son destin


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